Incontournable
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Découvrez cette pièce chargée d’histoire, où la musique a toujours sa place.
À l’origine, cette pièce sert de salon d’été et donne accès aux appartements situés de part et d’autre. Plus tard, vers 1840, Jacques-Maurice Grosjean en fait une salle de gymnastique pour ses petits-enfants !
À la demande de Louis Cahen d’Anvers, cette pièce devient un salon plus intime qui accueille les portraits des membres de la famille. Cette pièce accueille aussi de nombreux événements familiaux importants, en particulier le mariage d’Alice Cahen d'Anvers en 1898. Elle est également le théâtre de spectacles musicaux, comme celui de 1908 en présence du prince Albert Ier de Monaco.
Dans les années 1960, alors que le château est devenu une résidence présidentielle, le salon sert de cadre aux déjeuners officiels donnés par des chefs d’États, en l’honneur du général de Gaulle.
© Reproduction Camille Padilla / CMN
Cette pièce reprend la forme et les dispositions du grand salon au rez-de-chaussée. Les fenêtres offrent un point de vue exceptionnel sur les jardins.
Avec Ernest Santerre, propriétaire du château de 1858 à 1895, la pièce devient un salon de musique.
Le décor reste en partie celui d’origine, avec ses boiseries dessinées par l’architecte du château au XVIIIe siècle, Bullet de Chamblain.
Lors de la restauration menée à la fin du XIXe siècle par Walter Destailleurs pour les Cahen d’Anvers, des natures mortes du XVIIIe siècle sont placées au-dessus des portes, et le plafond reçoit un décor peint d'un ciel en trompe-l'oeil. Le décor plus ancien du plafond avait été très endommagé par l’écrêtage des combles réalisé à la demande de Jacques-Maurice Grosjean (vers 1831).
On doit également à Walter Destailleurs la création de la corniche qui souligne le plafond peint. Celle-ci est ornée d’amours, de musiciens représentés « à l’antique » et d'instruments de musique, (on y reconnaît luths, lyres, harpes et clarinettes). Ces éléments décoratifs font écho à l’utilisation moderne de la pièce par les Cahen d'Anvers au début du XXe siècle.
© Sophie Alexandre / Centre des monuments nationaux
Les portraits de Louis Cahen d’Anvers et son épouse Louise sont présentés dans cette pièce. Les tableaux ont été commandés à deux peintres reconnus de la Belle-Époque : Léon Bonnat réalise en 1901 le portrait de Louis, son meilleur ami. Charles Carolus-Duran peint Louise en 1874, dans la beauté de ses 29 ans.
Grande dynastie de banquiers et mécènes, les Cahen d’Anvers recevaient dans ce salon des amis et des artistes. Le célèbre Pierre-Auguste Renoir réalise le portrait de leur fille Irène, connu aussi sous le titre de La Petite Fille au ruban bleu (1880). Propriétaires depuis 1895, c’est en 1935 que leur fils Charles fait don à l’État du domaine de Champs-sur-Marne. C’est d’ailleurs dans cette pièce, qu’il remet officiellement et symboliquement les clefs du château à un représentant de l’État.
© Pascal Lemaître / Centre des monuments nationaux
Signé de la maison Érard, ce piano à queue date de 1875. Ancêtres des grands pianos modernes, les pianos Érard permettent une répétition plus rapide des notes, favorisant la virtuosité. Des artistes comme Franz Liszt ou Maurice Ravel en ont possédé un.
Aujourd’hui encore, dans le cadre de la programmation culturelle du château, ce piano est utilisé lors de concerts.
© SEC Château de Champs-sur-Marne / CMN